vendredi 11 avril 2008

Les noces Russes




UNE NOCE

de Anton TCHEKHOV

« Tchekov à la mode Offenbach »


Dans la Russie du XIXè siècle, des gens ordinaires marient leur fille. Ils ont invité leurs proches : Zmeioukina, une sage femme d’origine grecque, Yat, un télégraphiste, et un jeune marin peu bavard. Quant au mari, Aplombov, il est commissaire-priseur et semble au moins aussi intéressé par la dot que par la mariée.

Le mariage pourrait se dérouler dans le conformisme petit bourgeois le plus ennuyeux si les parents de la mariée n’avaient décidé de convier à la noce un invité surprise. Viendra-t-il ? Ne viendra-t-il pas ? Ouf ! Andréa, chargée de l’affaire, a réussi à dégotter un général pour donner du lustre à la fête.

Oui, mais un général ne se manipule pas comme ça… Dès son arrivée, l’action s’emballe et les plans initiaux sont complètement chamboulés !

Sur un texte court de Tchékhov, la Compagnie Samarcande présente un spectacle dynamique, soutenu par la musique entraînante d’Offenbach. L’ensemble est émaillé d’extraits musicaux d’origines variées qui viennent souligner le parti pris burlesque de la mise en scène.

suivi de


SOVIET DISETTE

de Christophe VIEU et Christophe TEMBARDE

« Les mêmes 50 ans plus tard »


En deuxième partie, Les personnages d’ Une Noce de Tchekhov sont projetés dans un avenir fictif et se retrouvent au grand complet non plus dans le salon d’un traiteur en robes longues mais dans un hangar mal éclairé en tenue stricte.

Nastassia a décidé de marier sa fille, or comme l’argent manque et qu’elle veut tout de même donner à la fête toute la solennité qu’elle mérite, elle décide de convier un ancien général à la retraite en échange d’une singulière rétribution : le dernier bijou de valeur qu’il lui reste. La présence d’un ex-haut dignitaire de l’Armée Rouge pourra-t-elle faire oublier aux invités qu’il n’y a plus rien à manger et plus rien à boire ? L’estomac sera-t-il plus fort que le sentiment national ? Mais surtout la malicieuse Nastassia sera-t-elle en mesure d’honorer ses engagements ?

Sous le mode loufoque de la farce, les faiblesses de l’Union soviétique sont démasquées ici et tournées au ridicule. Le rituel du banquet des noces, phagocyté par l’idéologie et une indigence généralisée, devient à la fois grotesque et vide de sens. Même si on frôle le drame, c’est finalement l’humour et la bonne humeur qui triomphent, car dans un système de l’arrangement, de la débrouillardise, tout problème finit par trouver sa solution et la jovialité par reprendre ses droits. Les idéologies changent, mais les hommes restent ce qu’ils sont…


1 commentaire:

Anonyme a dit…
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